Rodriguez : "Mon 1er OM-PSG"
Le défenseur olympien Julien Rodriguez savoure la qualification de l'OM contre Lyon mais ne veut pas s'enflammer pour bien préparer la réception du PSG dimanche. Un rêve de gosse pour lui...
Julien, est-ce que vous avez pu savourer cette magnifique victoire ?
Julien Rodriguez : "En jouant tous les trois jours, c'est difficile de savourer une victoire. Aujourd'hui on peut encore se permettre un peu de profiter de ce moment là mais dès demain on va se remettre en concentration pour bien préparer le match de Paris."
Une telle performance, ça vous a regonflé le moral non ?
J.R. : "Oui c'est sûr. On n'a pas volé notre victoire, on a eu les plus grosses occasions, la maîtrise du ballon. On est content d'avoir sorti un grand match, on s'y était préparé et tout le monde a donné le meilleur de lui-même. Après on se prend pas plus la tête que ça. Il ne faut pas s'enflammer comme dit le coach."
Vous êtes capable de rééditer le même type de match contre Paris, avec cet objectif différent, les trois points ?
J.R. : "C'est sûr que ça va être un autre type match. Pour les grands matchs on est toujours au rendez-vous. Chez nous on n'a pas le droit de passer au travers contre Paris, devant notre public, on sait qu'ils seront là derrière nous. On va s'efforcer de faire le maximum pour remporter les trois points."
Pauleta est en baisse de régime en ce moment, comment vous imaginez votre duel avec lui ?
J.R. : "C'est toujours difficile pour un buteur quand il ne marque pas de but depuis deux ou trois matchs. Mais il peut se réveiller lors de grands matchs... Quand vous avez en face des gars comme lui ou comme Kalou, il faut les surveiller comme le lait sur le feu. Ce n'est pas évident, il faut rester concentré tout le match pour éviter de se faire surprendre sur des détails. Le foot se joue tout le temps sur des détails."
Il faut anticiper sur Pauleta ou l'attendre ?
J.R. : "Moi j'ai un jeu où j'aime bien anticiper, essayer de récupérer le ballon le plus haut possible pour faire profiter nos attaquants. Après des joueurs comme Pauleta, on ne sait jamais comment il faut les gérer. Il faut essayer de le laisser le plus loin possible de la surface de réparation. Cela dit je ne vais pas changer ma façon de jouer."
Comment vous appréhendez votre premier OM-PSG ?
J.R. : "Déjà je suis heureux de pouvoir vivre un match comme ça. Si on m'avait dit quand j'étais petit que je jouerais un OM-PSG en portant les couleurs olympiennes je ne l'aurais jamais cru. Je vais donc savourer ce moment là."
Ce OM-Lyon c'était un peu une répétition avant OM-PSG au niveau de l'ambiance ?
J.R. : "C'est clair que l'ambiance était extraordinaire. Sur le terrain on se met un peu dans une coquille pour essayer de se concentrer au maximum sur notre match, mais après, quand on vient à marquer, qu'on se retourne et qu'on voit tout le stade qui se soulève, ça fait quelque chose ! On fait ce métier pour vivre de tels moments."
Vous connaissez bien Le Guen, le nouvel entraîneur du PSG, qu'est-ce qu'il peut apporter pour rétablir Paris ?
J.R. : "Déjà on voit que l'équipe parisienne prend moins de buts depuis qu'il est arrivé. C'est un gars qui est assez calme, humble, qui a une grande expérience du championnat français. Paris a besoin d'un entraîneur comme ça."
C'est donc un match doublement particulier pour vous ?
J.R. : "C'est vrai qu'il y a un mois Le Guen était encore mon coach aux Rangers. J'ai passé de bons moments avec lui, maintenant nous voilà adversaires. On souhaitait tous les deux quitter l'Écosse. C'est avec un grand plaisir que je vais le retrouver.
C'est vous qui avez la meilleure place, avec le soleil !
J.R. : "Oui c'est sûr ! D'ailleurs j'ai une petite anecdote à ce sujet. A Glasgow, une fois nous étions rentrés sur le terrain et il pleuvait des trombes d'eau. On s'était alors regardé avec Le Guen en se disant que ce temps n'était vraiment pas fait pour nous !"
Est-ce utopique de penser l'OM peut revenir sur Lyon en championnat ?
J.R. : "Moi je dis que dans le foot, tout est possible. Après il faut voir qu'ils ont encore beaucoup de points d'avance, c'est une grande équipe avec de grands joueurs. Moi avec Monaco, on avait 12 points d'avance à la trêve et Lyon avait fini finalement devant avec 2 points en plus (ndlr : saison 2002-2003). Il suffit d'y croire."